Le 5 mai dernier, Terehe Pere a été élue Miss Tahiti. (photo du site : www.misstahiti.com)(Interview publié dans TahitiBusiness)
Ton parcours ?
J’ai 21 ans. Je suis née à Papeete, mais j’ai passé toute mon adolescence à Raiatea. Comme il est difficile de trouver du travail là-bas, je suis venue sur Papeete après le bac. J’ai laissé des CV un peu partout et je me suis aussi inscrite en première année à l’université de Polynésie Française. Au bout de six mois, Air Tahiti m’a contactée pour me proposer du travail. Je suis toujours dans cette compagnie. Du côté de ma mère, je suis issue de la famille Salmon. Ma mère est d’ailleurs une descendante directe de Arii Taimai Salmon, une figure très connue en Polynésie Française. Quant à mon père, il est originaire de Moorea, de la famille Pater. J’ai un grand frère de 25 ans et un petit frère de 19 ans. Ce sont les deux protecteurs et la petite miss au milieu !
Ce qui t’a poussé à te présenter à l’élection de Miss Tahiti ?
Surtout la famille. Pour eux, cela a toujours représenté une bonne expérience. Ils m’ont répété que cela allait changer ma vie et me sortir de mon train-train quotidien. Ils ont su trouver les bons mots ! Ce sont mes cousines et mes copines qui ont insisté. Ma mère, pas vraiment. Surtout mes cousines qui ont participé à cette élection comme Tehea Salmon qui s’est présentée en 2002 et Vairupe Huioutu, élue Miss Papeete en 2003 et candidate à Miss Tahiti en 2004. Mes collègues de travail d’Air Tahiti m’ont également poussée à me présenter, tout comme ils m’ont soutenue.
Ca ne t’étonne pas qu’ici les familles poussent les jeunes filles à se présenter à l’élection de Miss Tahiti ?
Je pense que c’est dans la nature du Tahitien de vouloir montrer que sa fille est la plus belle. Et puis Miss Tahiti est l’élection où tu peux tout avoir et vivre tous les sentiments en même temps !
Et dans ton entourage, personne n’a essayé de t’en empêcher ?
Non, mais certains m’on averti que cela risquait d’être dur. Ma cousine m’a expliqué qu’il fallait avoir du caractère pour supporter les critiques qui peuvent être assez blessantes. Quand on est connue, on ne peut pas plaire à tout le monde. Automatiquement, on est critiqué. Mais la force d’une Miss Tahiti, c’est sont caractère et sa manière d’encaisser les critiques.
Ce qui a fait la différence avec les autres candidates ?
Mon assurance et mon aisance sur la scène. Je n’étais pas stressée. Le jury avait déjà une idée de la miss qu’il voulait. Il fallait que le public tranche entre la première dauphine et moi. Ce qu’il a fait en ma faveur. D’après ce que j’ai entendu, c’est surtout grâce aux votes SMS que j’ai pu la devancer.
Avant ton élection, que représentait Miss Tahiti ?
Une façon de prendre de l’assurance. Malgré les apparences, je suis une fille très sur la défensive. J’avais donc besoin de me prouver que je pouvais faire quelque chose.
Pour se donner de l’assurance, ce n’est pas la seule solution !
Oui, mais c’est une élection qui peut apporter beaucoup d’émotion et qui représente un véritable challenge. Et puis en fait, j’ai toujours rêvé d’être Miss Tahiti… D’ailleurs, la petite fille qui, à un moment ou à un autre, n’a pas rêvé d’être Miss Tahiti, je pense qu’elle n’existe pas encore !
Pourquoi, ici, toutes les jeunes filles rêvent d’être Miss Tahiti ?
Miss Tahiti est un mythe ! Les parents disent : «C’est ma miss à moi », quant aux tontons, il te disent : « tu seras Miss Tahiti de telle année ! » L’élection passe à la télévision. Tu la regardes. Tu adores la miss et tu veux être à sa place. C’est toute la médiatisation faite autour de Miss Tahiti qui fait que les petites filles veulent être Miss Tahiti ! C’est peut-être aussi dans l’éducation et au sein des familles. Dans la mienne, en tout cas, on m’a incité à le faire.
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Photo du site : www.misstahiti.com
Photo du site www.misstahiti.com

Miss Tahiti et la première Dauphine

Miss Tahiti et ses dauphines.














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