Pendant notre séjour, nous avons assisté à une répétition de chants dans l’église protestante située juste en face de notre pension de famille. Nous avons entendu la douce mélodie pendant que nous étions dans notre bungalow. Par curiosité, nous sommes allés voir.
A l’intérieur, on retrouvait essentiellement des jeunes qui répétaient pour la messe du week-end. La directrice de l’école apprenait aux enfants et aux personnes présentes, l’air du chant. Quelle belle scène de vie, n’est ce pas ?
Le bleu turquoise du lagon laisse la place au vert de la nature. La route traversière coupe Raivavae en deux par son centre. En vous y promenant, vous découvrirez la plupart des espèces végétales tropicales de l’île.
Avant l’arrivée du CEP, les habitants de Raivavae cultivaient beaucoup le café. Ils ont délaissé cette production pour aller chercher du travail à Tahiti. L’espoir de trouver un emploi moins fatiguant et mieux rénuméré a créé un flux migratoire important vers Tahiti. Les conséquences ont été désastreuses sur le plan économique et le peuplement de Raivavae. Aujourd’hui, nous trouvons encore quelques plantes de café à certains endroits de la route traversière.
Des arbres fruitiers comme le bananier, le papayer, le manguier se retrouvent à différents endroits de notre parcours. Au plus haut de la traversière, nous bénéficions d’une petite vue sur la beauté du lagon. Nous irons dans un prochain billet sur le mont Hiro où la vue est imprenable et bien dégagée.
Comme son nom l’indique, le motu piscine ressemble à une immense piscine à ciel ouvert. Sur place, vous serez émerveillés par la beauté du site. La couleur bleue s’étend sur une large palette. Nous sommes tous simplement dans une carte postale et sur un des plus beaux joyaux de la couronne de la Polynésie Française.
Un soir, Eléonore raconta une anecdote sur le motu piscine pendant que nous dînions.
Des représentants d’une grande chaîne hôtelière dont je tairai le nom, désirant s’implanter à Raivavae, sont arrivés à l’aéroport en jet privé et avaient pour projet de visiter le site. Ce jour là, il faisait très mauvais temps et le vent soufflait fort. Par pur hasard (on imaginera cette version), ils avaient rencontré Eléonore à l’aéroport. Si vous connaissez Eléonore, vous saurez qu’elle les a bien sûr découragé à s’implanter à Raivavae et plus précisément sur le motu piscine. « Il fait toujours ce temps là à Raivavae. Pas beau. Toujours mauvais temps. Les habitants de Raivavae sont toujours couverts… » Au bout de 30 minutes, ils étaient partis comme ils étaient arrivés.
La population de Raivavae est farouchement opposée à l’implantation d’hôtel sur leur île et a même signé une pétition pour s’y opposer car « Raivavae doit rester authentique. « Si les touristes recherchent des hôtels, ils n’ont qu’à aller à Bora Bora« . Sic. L’implantation d’un hôtel va créer au début quelques emplois mais les postes d’encadrement seront privilégié aux salariés déjà présents dans la chaîne d’hôtellerie. « De plus, il n’y aura pas d’emplois pour tout le monde.Il ne faut pas rêver« .
En s’implantant, une partie du motu piscine sera forcément fermée au libre accès des habitants de Raivavae. Le site fait vivre énormément de personnes, notamment le personnel des pensions de famille. Elles proposent en autres, l’excursion sur le motu. Pour citer un autre exemple, tous les colliers de coquillages offerts au départ des vols, proviennent du motu piscine.
Voilà, vous savez maintenant pourquoi on ne trouve pas d’hôtel à Raivavae.
Sous la mer, il existe également de bons spots et de beaux poissons à voir. En général, le snorkeling constitue l’activité préférée des touristes. Simple et pratique, il suffit de s’équiper d’un masque avec tuba et éventuellement de palmes pour en profiter. Un conseil : dirigez-vous de préférence vers les coraux pour aller à la rencontre des plus beaux poissons lagonaires de l’île.
La magie opère dès que vous mettez la tête sous l’eau. Le lagon de Ravavae est riche en poissons multicolores. Les habitants de Raivavae ne pêchent pas les poissons du lagon car paraît-il, ils donnent la gratte (le ciguatera). Les pêcheurs préfèrent plutôt aller au large, au delà de la barrière de corail.
Les photos ont été prises par un compact panasonic TZ7 muni d’un caisson dédié.
Pour notre sortie en mer, nous nous sommes rendus sur un premier motu pour manger. Inutile de vous dire que le lieu est paradisiaque. Sur place, j’étais surpris de découvrir quelques infrastructures en bois : un bungalow, un toit pour s’abriter, des transats, mais aussi un four, des kayaks, des chaises…
Nous sommes peut être éloignés de tout mais nous gardons notre confort d’occidental. LOL. Bon, pour jouer à Robinson Crusoe, il faudra repasser un autre jour. Après vous avoir montré la plage, passons à l’étape suivante : allons sous-l’eau voir les poissons (à suivre).
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