Notre randonnée continue sous les bois. On entend quelques chants d’oiseau mais impossible de les voir dans cette végétation si abondante. Sur notre chemin, on remarque aussi des empreintes de cochons. A côté, la terre a été remuée. Heureusement pour eux, nous ne sommes pas ici pour les chasser. Notre présence n’est que passagère.
Je suis désolé de ne pas pouvoir vous montrer d’animaux. Je les comprends : ils sont timides.
Sous cet aspect pas très appétissant, se cache pourtant le mapé fort très apprécié par les Polynésiens. A l’intérieur, le fruit a adopté une couleur marron clair.

Nous nous enfonçons dans la végétation. Quelques fleurs de couleur jaunes et mauves apparaissent à de rare occasion. Nous croisons une petite rivière. Il faut la traverser mais cela ne pose pas de problème car le débit du cours d’eau est faible en cette saison.
Malheureusement, notre regard se tourne aussi vers les micronias qui font parti des plantes envahissantes. Elles sont facilement identifiables grâce à la couleur mauve au verso de leur feuille. Elles ont la mauvaise habitude d’étouffer la végétation environnante. Afin de lutter contre le micronia, plusieurs fois par an, l’armée lance une compagne d’arrachage de cette plante.
Nous retournons à notre randonnée. La nature est généreuse et luxuriante. Nous faisons une petite pause le temps d’attendre des retardataires. Les guides sont informés par talkie Walki.
Je profite de l’occasion pour prendre quelques clichés du groupe. Quelques personnes proviennent de l’extérieur car ils parlent une langue étrangère. En effet, on peut remarquer la présence notamment d’allemands et d’Australiens. Ces derniers sont venus exprès à Moorea pour participer au marathon de Moorea qui a lieu chaque année à cette même période. Ils profitent en plus de cette journée ensoleillée pour faire la randonnée avec nous. Quels sportifs ! A leur place, je profiterais du soleil et de la plage.
Nous commençons par longer dans le sens contraire, la route qui mène vers le lycée agricole et le belvédère de Moorea. Nous passons enfin par une entrée qui nous fait penser aux intallations pour le bétail. Bien sûr, elle est adaptée pour nous, les humains. Ce fut un fort moment de rigolade. Meuh, meuh.
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