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Articles taggués ‘tahitienne’

Ahutoru Nui et la légende de tafa’i (2/2)

03/08/2011 2 commentaires

Le chef de troupe a muri longuement son thème (les exploits de Tafa’i, une légende inspirée de l’ouvrage de Teuira Henry) avant d’en faire le fil conducteur de la prestation : « Depuis 2009, j’ai lu et relu la légende, je suis aussi voir mes aïeux, mes « tupuna » pour leur demander de m’aider sur certaines choses et de m’éclairer sur d’autres » raconte Antony Tirao.

 

A la suite de cette première phase, « poser les mouvements, créer les costumes et partager cet épisode de l’histoire de Tafa’i avec les danseurs » ont été autant d’étapes qui se sont succédées avec aisance.

Il ajoute encore : « j’ai une bonne équipe qui est là avec moi et ce qui a fait que le spectacle a été vite monté ». Chef de groupe, costumier, chorégraphe, Antony Tirao est omniprésent dans le groupe et porte un regard protecteur sur son effectif. Très actif, il mène régulièrement sa troupe en tournée à l’étranger et s’attache à véhiculer ce message auprès des danseurs : « ils doivent prendre conscience qu’ils ont une identité, une langue, une terre ». La prestigieuse troupe Ahutoru Nui présentera une prestation forte des ingrédients qui ont fait la marque de fabrique du groupe : des costumes soignées, des déplacements d’une grande originalité et des chorégraphies dynamiques interprétées par des danseurs tous réunis autour de « l’amour de la danse ». 

 

« Tafa’i à la poursuite de l’esprit de Hina, sa femme » 
« De retour de son voyage, Tafa’i apprend la mort soudaine de son épouse Hina. 
Effondré, il demanda au prêtre présent s’il est possible de ramener sa bien-aimée à la vie. Il lui répondit : « Il faudra récupérer l’esprit de celle-ci, le ramener dans son corps avant qu’elle ne parte pour son dernier voyage vers Rohotu no’ano’a ». 
Sur ces derniers mots, il prit sa rame et sa pirogue Niu et partit pour rallier Tata’a. à son arrivée, il vit le départ des esprits vers le mont Rotui. Aussitôt, il se dépêcha de ramer vers Ra’iatea, monta sur le mont Temehani, pour l’y attendre. 
Arrivé au lieu dit, il voit deux sentiers gardés par le Dieu Te-Ta-horo’a. Tafa’i demanda alors : 
- « Auriez-vous vu l’esprit de mon épouse passer ? » 
- « Non, pas encore répliqua Tu-ta-horo’a. 
Et il le conseilla alors de se cacher dans les buissons se trouvant derrière la Pierre de Vie et de s’y reposer. 
A peine eut-il repris des forces qu’il entendit un bruit de feuillage remué. C’était Tu-ta-horo’a qui venait le prévenir de se tenir prêt. 
L’esprit de sa femme s’avança au bord du rocher puis s’écarta brusquement en sentant la présence d’un être humain. Avant qu’elle ne pût s’envoler vers la Pierre de Vie, il l’attrapa par ses longs cheveux. Elle ne se laissa pas faire et se débâtie sans relâche. Tafa’i résista et tint prise. 
La voix du Dieu Tu-ta-horo’a se fit entendre en s’adressa à Hina : « Ton heure n’est pas encore arrivée de quitter ce monde ». Sur ces paroles, elle se calma et se laissa emmener par son époux. 
De retour à Uporu, son esprit réintégra son corps et tous se réjouirent de l’heureux évènement : le retour de leur grand guerrier Tafa’i et la résurrection de Hina. 
Plus tard, Hina mit au monde un fils, qu’ils nommèrent Vahi-ê-roa. » 
Rédigé par Antony Tirao, d’après le récit de Teuira Henry. (Extrait tahiti-infos.com)

 

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Ahutoru Nui et la légende de Tafa’i (1/2)

28/07/2011 2 commentaires

Cette formation communale dont le fief se situe à Arue a su séduire des danseurs de l’île entière mais aussi d’autres venus notamment des Etats-Unis. Son chef de groupe Antony Tirao avait choisi de traiter un thème dépassant largement les limites de Arue et narrant l’un des exploits du personnage légendaire : Tafa’i.

 

Voyageur infatigable, il parcourt la Polynésie à bord de sa pirogue. De retour d’une de ses expéditions il apprend que sa femme Hina vient de décéder et trouve son corps étendu sur un autel du marae ancestral. Fou de douleur, il demande au prêtre s’il est possible de ramener sa bien-aimée à la vie. La réponse est positive, commence alors un autre périple qui s’achèvera avec le retour de Hina à la vie.

Pour illustrer ce thème, Antony Tirao a travaillé sur la prestation de figurants qui ont joué leurs scènes de façon très convaincante et sur des décors qui ont permis de situer toutes les étapes du voyage de Tafa’i. Les danseurs et danseuses ont également accompagné chacun des épisodes. La pirogue de Tafa’i naviguait au milieu d’un océan de danseuses interprétant les vagues tandis que les danseurs appuyaient encore la thématique de la pirogue. Le lien entre Tafa’i et Hina, couple profondément uni, était encore perceptible dans le rapprochement des effectifs masculins et féminins qui ont dansé en binôme. Enfin la référence aux voyages caractéristiques du personnage légendaire a été mise en exergue par des déplacements et des figures d’une grande variété qui se sont traduits aussi par une occupation de la scène particulièrement originale. Des effets de miroirs et des croisements ont enrichi la prestation d’Antony Tirao expert dans l’art de créer de donner du relief à ses chorégraphies.

(extrait tahiti-infos.com)

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Nonahere et la légende de Pipirima

17/07/2011 un commentaire

Ce jeudi après-midi (14 juillet), le groupe de danse Nonahere est arrivé en force : les jardins de la mairie d’Arue était entièrement couvert par les 210 danseuses et danseurs qui composaient la troupe. Mener autant de monde n’est pas une mince affaire, et Matani Kainuku a géré efficacement les déplacements et l’occupation de l’espace, optant pour des effets de masse. Il faut également souligner que le rythme soutenu de la prestation n’a à aucun moment faibli, emmené par un orchestre de qualité.

 

le groupe de danse Nonahere de la catégorie « Hura Ava Tau » à laquelle appartiennent les groupes « confirmés » a fait son grand retour sur la scène de To’ata. La formation emmenée par Matani Kainuku n’en est pas à son coup d’essai. En effet, la troupe constituée en 2004 a fait ses premières armes au concours communal de Mahina, le Heiva Taurea, avant de remporter pour sa première apparition au Heiva i Tahiti 2005, la deuxième place. Depuis ses débuts encourageants, Nonahere a le vent en poupe.

La formation s’est illustrée de 2006 à 2008 en remportant les premiers prix de sa catégorie. Cette année, c’est avec la légende de Pipirima que la troupe renoue avec son public. La légende raconte qu’un pêcheur et sa femme rentrèrent d’une pêche aux flambeaux particulièrement fructueuse. Ils entreprirent alors de faire cuire le produit leur expédition sans prendre la peine de réveiller leurs deux enfants, Pipiri le fils et Rēhua la fille. Ces derniers qui ne dormaient pas furent fortement peinés de la conduite de leurs parents et s’enfuirent dans la montagne. C’est alors qu’ils prirent place dans les cieux où ils se transformèrent en étoiles, les Pipirima. Celles-ci représentent les deux dernières étoiles de la queue de la constellation Scorpion qui est également connue sous le nom de Te Matau o Maui (l’hameçon de Maui).

Outre le récit d’une histoire émouvante, les danseurs de Nonahere amèneront aussi sur le devant de la scène un mythe astronomique particulièrement significatif puisqu’il n’est pas sans faire écho avec les périodes de restrictions alimentaires que traversaient la Polynésie autrefois. Le groupe réserve également bien des surprises car il a entrepris d’aller au-delà du récit en proposant une suite au mythe. (extrait de Tahiti-infos : texte écrit pour l’ouverture du concours de chants et de danse du Heiva -> quelques modifications ont été apportées au début du texte pour coller à la journée)

 

Les soirées du concours de chants & danses du Heiva (clic)

Photos du concours de chants & danses du Heiva (clic)

 

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Spectacle grandiose de Nonahere

16/07/2011 3 commentaires

Ce jeudi 14 juillet, en marge des festivités du Heiva qui se déroule sur la place to’ata, le groupe de danse Nonahere s’est produit dans un lieu unique : les jardins de la mairie d’Arue. Le public de la commune a bien sûr répondu présent afin de venir encourager leurs plus proches ou amis sur scène. Le spectacle était magnifique à plus d’un titre.


Pendant 1 H 30 qu’a duré le show, nous avons été emporté par la grâce des danseuses mais également par la présence des danseurs. Quant aux costumes, en plus d’être originaux et de toute beauté, ils apportaient beaucoup à l’ambiance du spectacle grâce notamment à l’utilisation de matières naturelles et l’utilisation de couleurs parfois très colorées, surtout vers la fin des prestations.

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L’art de porter le paréo

02/05/2011 3 commentaires

Autrefois, les habitants de Polynésie portaient quotidiennement le paréo ou plutôt le tapa (écorce d’étoffe battue) car les vêtements se faisaient rares à cette époque. On peut donc considérer que le tapa est l’ancêtre du paréo.

 

Aujourd’hui, le pareu (étoffe de coton au motifs colorés) est utilisé pour la confection de robes, de jupes, de shorts… A la plage, le paréo sert de serviette de plage qui sera posée sur le sable. Il existe différente façons de porter le pareu (prononcer « paréou » = paréo en tahitien) selon que l’on pratique le vaa’a (pirogue), que l’on danse ou simplement pour se mettre à l’aise… Lors du Mahana pae, une vahine (prononcer : vahiné = femme en tahitien) accompagnée d’un tane (prononcer : tané = homme en tahitien), nous ont exécuté une démonstration de l’art de porter le pareu.

 

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